
éclatements
Le Noroît, 2026
En couverture : Stephanie Ferrat, Territoires, 2014. Photographie : Bertrand Hugues.
Coup de cœur Renaud-Bray !
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pour résister
il faut une chaise
noter la secousse
le soubresaut
les recueillir
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TEXTE DU PREMIER RABAT :
Dans ce vingtième recueil, Louise Warren amène le patient travail de la langue au plus près d’une voix inattendue, d’abord presque inaudible, qui émerge des nappes souterraines de l’inquiétude. Par cette installation fragile, elle se prête à une écoute du monde qui la renverse. En soubresauts, les poèmes s’allument et se retirent, laissant derrière eux les traces d’une résistance. La voix se lève, ne cesse de se relever, tel le rebond obstiné d’une pierre sur l’eau.
En seconde partie, l’échelle du risque s’ouvre comme un retour, creusé à même les stries du temps. Ce chant fluide prend son origine dans l’accompagnement que demande toute fin de cycle.
Dans une méditation rétrospective, l’écriture offre un geste vivace : recueillir l’empreinte avant qu’elle ne se dissolve.
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Un incontournable, le plus récent et vingtième recueil de la grande et chevronnée Louise Warren, a paru à la fin du mois d’août chez les Éditions du Noroît. Sa poésie d’une bouleversante simplicité est ici mise au service de l’inquiétude face à un monde qui bouge.
AUDREY-ANNE BLAIS, « Poésie. Autres sorties », La Presse, le samedi 3 octobre 2026.
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Dans son vingtième recueil, la poète et essayiste Louise Warren fait encore un pas de plus dans son éternelle marche avec le vivant. Des profondeurs de la démarche qui mue son oeuvre s’élève une voix inquiète et sensible aux bruits d’un monde qui verse dans le chaos.
LAURIE BÉDARD, « Fracas et regards », Le Devoir, le samedi 29 août 2026.