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Le lièvre de Mars

1994

 

 

Si, à présent, je ne pars pas en voyage, si je n’en ressens nullement le besoin, c’est la force des choses qui agit sur moi. Je suis devenue en quelque sorte immobile, telle l’image de la montagne. L’intérieur de ma montagne est rempli de souvenirs, de beaux visages. En mouvement, le cœur n’est pas calme, on ne cherche pas à connaître ce qu’il y a derrière la montagne. On oublie l’existence des fonds marins.

La montagne est une image de gravité. Elle nécessite de l’endurance, du souffle, une force de vie extraordinaire, de la rigueur et c’est cela que je demande à la couleur comme aux mots de me donner.

(Extrait de « L’immobilité, la montagne »)

Le Lièvre de mars, Montréal, l’Hexagone, 1994.

 

« Je ne savais pas que les mots sont à l’intérieur de nous comme autant de cellules vivantes. » La poésie prend l’allure de petits récits éclatés dans Le Lièvre de mars de Louise Warren. Petits récits de vie, de souvenirs et de rêves qui s’entrechoquent, où les mots s’accrochent, s’étirent, reviennent comme autant de symboles. Les mots ici ont une vie, ont le pouvoir de donner la vie, la mort, l’amour. Les mots comme un double nécessaire : mots-clefs, mots-valises, mots secrets, mots magiques, ils rassemblent, donnent du sens à la face intérieure du monde qui n’en peut plus de vibrer enfermée. […]

Certains passages sont remarquables d’intensité : on a l’impression d’entendre une voix, le souffle d’une respiration, le déploiement d’une pensée, comme si l’auteure nous soufflait à l’oreille un très grand bonheur, le bonheur d’écrire.

DANIELLE LAURIN
Voir
1994

 

La poésie en prose, comme forme aux contours souples, indéfinis, permet l’invention, car elle ne se ferme pas aux autres genres littéraires – le récit, l’autobiographie, l’essai – mais agit avec eux. Et Le Lièvre de mars, en créant un dialogue avec d’autres genres, est un de ces recueils qui favorisent la mouvance du sujet, l’ouverture à l’altérité.

LOUISE DUPRÉ
Voix et Images
1996

 

ÉTUDE
Louise Dupré. « Le lièvre de mars de Louise Warren. Vers une réalité ‘virtuelle’ », dans Voix et images, nº 64, automne 1996.

MENTION
1995 Le Lièvre de mars, mention au Grand Prix de poésie de la Fondation des Forges.






   
    Conception et réalisation: Annie Piché (Conseil de la culture de Lanaudière)
2004 © Louise Warren - Tous droits réservés. Dernière mise à jour: 3 octobre, 2012